La Révolte des papillons

Les migrations humaines au cœur d’un projet dansé ambitieux et urbain.
En s’inspirant de la grande migration des papillons monarques qui parcourent chaque année des milliers de kilomètres, Soraya Thomas et ses danseurs explorent la notion de départ, de croisement, de survie et d’inconnu. Mise en abîme de la migration humaine, La Révolte des papillons met le corps au centre d’un dispositif adapté aux espaces urbains. Les interprètes font apparaître leurs individualités au sein du collectif dans un dispositif circulaire de grande ampleur. Comme un flux dans la ville, la danse de Soraya Thomas se fait l’écho d’un monde en mouvement. Subtil et engagé.

Texte © Leu Tempo 2019 – Photo © Emilie Delarue

« La Révolte des papillons » ? Une révélation !
Vu… avec émotion, et une certaine stupéfaction, la dernière création de Soraya Thomas pour sa compagnie Morphose au nom de la transformation qui s’impose aux humains dans leur évolution : la migration. Le choc du coup de cœur, s’imposant en art majeur dans la convivialité d’un tel événement festivalier, a ici quelque chose de violent. (…) La force de la proposition se révèle sous les corps du quatuor de danseurs d’une éloquence et d’une précision qui donnent le tournis et vous emportent corps et esprit dans la tourmente d’un défi de survie qui se voit et s’écoute… religieusement. (…) Soraya porte ici comme jamais l’émotion au sommet de sa chorégraphie engagée pour laquelle elle a su trouver les plus sûrs des alliés. Bravo (aux) danseurs papillons de cette création. (…) Et hommage à Soraya Thomas qui signe là, de façon magistrale, une création phénomène sur le champ de la chorégraphie aussi bien que celui de la vie et de la survie.
Le Journal de l’Île 

Soraya Thomas sonne « La Révolte des papillons »
Cette 21ème édition du Leu Tempo a un goût particulier. (…) Les compagnies réunionnaises ont tiré leur épingle du jeu. Et de belle manière. Parmi elles, Morphose de Soraya Thomas, qui dévoilait au public « La Révolte des papillons ». (…) Un quartet sublime. Une pièce chorégraphique d’une intensité extrêmement forte, où les interprètes font preuve d’un engagement physique exceptionnel qui provoque l’admiration. (…) Soraya Thomas signe là l’une de ses plus belles créations. (…) Un spectacle hors les murs réalisé avec une sensibilité qui embarque le spectateur dans une réflexion où le collectif et la solidarité l’emportent.

Le Quotidien de la Réunion 

De la poussière à la lumière
Raconter les migrations humaines, c’est se confronter à la difficulté de matérialiser la perte de soi, la solitude,  l’impuissance, le rejet, la déshumanisation, mais aussi le pouvoir de la solidarité. (…) Soraya Thomas m’émeut par sa capacité à magnifier la lutte et  la chute des corps, qu’ils soient soumis à la dépendance, comme dans sa précédente création Head Rush, ou à l’impossibilité de s’ancrer dans un territoire. La générosité des interprètes ajoute à l’authenticité de ce spectacle altruiste. Ils confrontent sans ménagement leurs membres à la poussière, au tranchant des cailloux, racontant sans faux-semblant la rencontre du corps avec le sol, lorsqu’il n’est pas terre d’accueil. (…) Soraya Thomas a raison. Lorsqu’on franchit l’écran de fumée, le monde retrouve son humanité.

Bongou 

Chorégraphie : Soraya Thomas
Interprétation : Maëva Curco-Llovera, Sarah Dunaud, Amélie Pialot, Claudio Rabemananjara
Conception scénographique : Soraya Thomas, Frédéric Dussoulier, Thierry Th Desseaux Création musicale : Thierry Th Desseaux, Frédéric Dussoulier (guitare) Costumes : Isabelle Gastellier

Coproduction : Cité des Arts, Lalanbik
Avec la complicité de : Cie Ex-Nihilo
Avec le soutien de : ADAMI, Théâtre Les Bambous - scène conventionnée de Saint-Benoît, Ville de Saint-André

Durée : 50 min
Tout public